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Tranche d'âge de la population angolaise à dominance enfant

05.11.2019 - mar. : 19'04 - Société

Luanda - L'Angola doit réduire les taux élevés de fécondité, avec une moyenne de 6,2 enfants par femme, pour ralentir la croissance rapide de la population et changer la structure d'âge à dominance enfants en charge des adultes en âge de travailler.

Selon l'étude du dividende démographique, lancée lundi, à Luanda, pour chaque 100 angolais de la tranche d’âgé de 15 à 64 ans théoriquement active, on estime qu’il y ait 97,7%  dépendants qui sont des enfants de moins de 15 ans ou personnes âgées de 65 ans ou plus.

Le document, élaboré par le Ministère de l’Economie et de la Planification en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), définit le dividende démographique comme le bénéfice économique qui résulte de l’augmentation du ratio entre adultes en âge actif et les jeunes dépendants,  créée par le déclin rapide des taux de natalité, accompagné pour des investissements dans l'éducation, la santé et la création d'emplois.

Selon le rapport, la croissance rapide de la population, la fécondité élevée et la dépendance sont certains  des obstacles pour le développement national, et le taux élevé de dépendance constitue un défi pour la croissance économique en raison des coûts élevés pour l'État et les familles, pour répondre aux besoins essentiels des enfants, y compris les services d'éducation et de santé.

Avec la mise en œuvre du dividende démographique (DD) jusqu'à  2054, l'objectif du pays est de réduire le taux de natalité à 2,3 enfants par femme.

Les enfants de moins de 15 ans représenteront 30% de la population et le ratio de dépendance diminuera pour 54 dépendants  pour chaque 100 personnes en âge actif.

Pour le Ministre de l'économie et de la Planification, Manuel da Costa Júnior, les investissements dans le secteur  de l'éducation et de la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive, sont d'une importance capitale, non seulement pour déclencher une transition démographique, à travers la réduction des taux de fécondité, mais aussi pour que la transition de l'adolescence à l'âge adulte soit saine.

Il estime que le dividende démographique n’était possible qu’à travers la réduction  des taux de mortalité et de fécondité, les capacités institutionnelles fortes, un capital humain sain et qualifié et de meilleures perspectives d’emplois décents.