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Les Angolais vivant en Zambie ont l'intention de retourner au pays

14.05.2018 - lun. : 15'18 - Société

Luanda - Huit à dix mille Angolais parmi les plus de vingt mille qui constituent la communauté vivant en République de la Zambie expriment leur désir de retourner dans le pays, dans le cadre du rapatriement volontaire.

  • Cabral Laureano, deuxième secrétaire de l'Ambassade de l'Angola en Zambie
  • Certains membres de la communauté angolaise en Zambie
  • Une section routière de la ville de Lusaka

Avec la fin du statut de réfugié en 2013, 15.000 Angolais sont encore logés dans deux camps en République de la Zambie en particulier celui de «mayuca yuca », dans la province occidentale de Mongo et Mayeba à Solwezi, en vertu des relations de réciprocité et de coopération entre les gouvernements des deux pays.

Quelque dix mille autres personnes, pour des raisons de mariage, de famille et autres, ont quitté ces lieux et sont dispersées dans les diverses villes zambiennes, notamment Lusaka, Livengstone et Ndola.

Les difficultés financières et l'absence de documents d'identification retardent cette intention de retourner, une question qui est analysée et traitée par les autorités angolaises.

Dans un entretien avec l’Angop et Jornal de Angola à Lusaka, le deuxième secrétaire et chef du secteur consulaire de l'ambassade angolaise dans ce pays, Cabral Laureano, a expliqué que le gouvernement local avait entamé un processus de réintégration.

Celle-ci consiste en la distribution de parcelles à des fins de logement et la pratique de l'agriculture en vue de quitter les deux camps, puisqu'ils n'ont plus le statut de réfugiés.

Cependant, cette mesure, selon le diplomate, gêne par le fait que l'absence de statut juridique, l'une des conditions de leur réinstallation dans des zones précédemment indiquées par les autorités zambiennes et également en l'absence de conditions pour nettoyer les espaces accordés.

Une équipe du Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme était récemment en Zambie pour l’inscription et, par conséquent, l’attribution de la carte d'identité, mais cette opération n'a touché que dix pour cent de la communauté.

D'autres missions devraient être envoyées en Zambie pour poursuivre le processus, une condition indispensable pour que certains Angolais puissent être réinstallés, tandis que l’autres rapatriés.

La nécessité d'apprendre la langue portugaise est une autre priorité qui, selon Cabral Laureano, devrait être prise en compte, afin que les membres de la communauté, en particulier ceux qui ont l'intention de revenir au pays, puissent s'intégrer aussi naturellement que possible.