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Angola : Plus de 1 000 dénonciations de violence

23.12.2018 - dim. : 12'44 - Société

Luanda - 1866 plaintes de violences domestiques ont été enregistrés, de janvier à ce jour, dans les centres de conseil familial du Ministère de l'Action sociale, de la Famille et de la Promotion de la femme.

  • Participantes
  • Victoria Francisco Correia da Conceição, Ministre de l'Action Sociale, de la Famille et Promoçtion de la Femme

Les données ont été publiées jeudi à Luanda par des responsables du secteur lors de la cérémonie de clôture de la 1ère  phase de la Consultation publique sur la révision de la loi contre la violence domestique (loi 25/11 du 14 juillet) et de l'ouverture de la 2e étape du même projet.


Selon les données, 1 553 dénonciations concernaient des femmes et 340 des hommes, dont la plupart sont des agressions physiques, sexuelles, verbales, psychologiques, des expulsions, des refus de paternité et des violences intrafamiliales.


La ministre de l'Action sociale, de la Famille et de la Promotion de la femme, Victória da Conceição, a déclaré que le secteur, avec le soutien de différents partenaires, déployait des efforts pour prévenir et combattre la violence, protéger et promouvoir les droits des femmes, des enfants, des personnes âgées, des personnes handicapées, ainsi que d'assurer le bien-être des familles et le développement des communautés.


Elle a fait savoir que la deuxième phase de la consultation publique sur la révision de la loi contre la violence domestique aura lieu au premier trimestre de 2019 et couvrira les 18 provinces angolaises.


Au cours de ce processus, a-t-elle poursuivi, aura lieu la première révision du nouveau diplôme, portant des contributions de la nouvelle proposition qui devra être soumise à la Commission de Politique sociale du Conseil des ministres.

Lors de la première phase de la consultation publique, les participants ont conclu que les causes de la violence domestique étaient complexes et, dans certains cas, motivées par la hiérarchie de la famille dans laquelle l'agresseur se sentait l'autorité maximale, ignorant la présence et l'existence des sentiments des autres membres, ainsi que par l’inégalité des ressources socio-économiques et la frustration dans la performance sociale.

Le programme a été mis au point par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et s'est déroulé de mai à décembre de cette année. Des consultations publiques ont eu lieu avec les différentes institutions travaillant sur des questions liées à la violence.


Plus de 400 personnes ont participé aux consultations, avec une incidence plus élevée chez les femmes.


L'objectif de cette consultation est d'évaluer l'impact de la loi n° 25/11 du 14 juillet et son efficacité.