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Angola: Un jeune handicapé donne un exemple d'entrepreneuriat

19.05.2017 - ven. : 15'49 - Société

Luanda - L'esprit entrepreneurial et l'encouragement aux gens liés à l'Association nationale des handicapés angolais, associés au soutien constant de sa femme, ont conduit Paulo Jeremias, personne handicapée, à devenir propriétaire d'une petite entreprise.

  • Paulo Jeremias - handicapé devenu entrepreneur
  • Restaurant de Paulo Jeremias
  • Vue partielle du restaurant de Paulo Jeremias

C’est ce qu’a constaté l'Angop dans une interview à ce citoyen qui, dans les années 90, a devenu handicapé des membres inférieurs après l’action d’une mine antipersonnel.

Dans sa déclaration, Paulo Jeremias a dit qu’ "au début, je pensais que le monde était à sa fin et que les difficultés l’accompagnerait toute la vie, mais en rejoignant l'Association nationale des handicapés angolais (Anda),  j’ai trouvé un bon soutien moral et des conseillers".

"Vers la fin des années 90, j’ai été victime d’une mine antipersonnel dans la province de Huambo, où je purgeais le service militaire obligatoire, et à l’époque, j’avais perdu l’auto-estime, mais dans l’Anda, j’ai trouvé un bon conseiller, son président, Silva Lopes Etiambulo", a-t-il expliqué.

Il a souligné que l'un des mots d’ordre dans l’Anda était que chaque personne handicapée ne change pas l’handicap par la conscience, encourageant les déficients à l’entrepreneuriat.

Entrepreneuriat

Dans ce contexte, l'interlocuteur de l'ANGOP a informé qu’en acquérant des terres dans le district de Viana en 2001 à travers l’Anda, avec l’embauchage dans une compagnie pétrolière associée à la Sonils et l'aide de sa femme, il a commencé son projet.

Paulo Jeremias a commencé avec une tente où il vendait des repas, puis il a commencé à construire, avec peu de ressources, un restaurant.
Il est parvenu en embauché dix employés à sa disposition, mais, en raison des difficultés financières découlant de la crise économique que connaît le pays, il a été contraint de réduire le nombre à six.

La propriété est approvisionnée en boissons par une société dédiée à l'effet, grâce à un contrat signé entre les parties.

Il a dit qu'il avait les perspectives de créer un espace de loisirs pour les enfants et une zone résidentielle dans le cadre de son projet.

Difficultés

Comme difficultés majeures, il a souligné le manque d'approvisionnement en eau potable dans la zone, ce qui l’a obligé à utiliser des réservoirs d'eau et aux camions-citernes, ainsi que d’électrique fournie de 17h00 à 05h00.

«Cela a entravé mon travail, en particulier dans le magasin frais, car il est difficile de maintenir des générateurs fonctionnels tous les jours, mais il fallait acheter du carburant pour que les produits périssables ne se détériorent pas», a-t-il expliqué.

L'espoir en l'avenir

Toutefois, il conseille tous les citoyens handicapés à ne pas se laisser emporter par l’handicap, indiquant que "perdre un bras ou une jambe n'est pas synonyme de la fin du monde, puisque nous avons l'intelligence pour avancer vers l’avant".

Paulo Jeremias déplore le recours à la mendicité de nombreux citoyens, estimant que chaque citoyen devrait opter pour la formation académique ou professionnelle, afin de créer des micro ou petites entreprises.

"Les difficultés font partie de notre vie sur terre, mais la valeur humaine doit être au-dessus de toutes les difficultés parce que l'homme réel est celui qui se concentrent sur la création de meilleures conditions de vie pour lui-même et pour la communauté", a-t-il conclu.