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La lutte contre la corruption en Angola obéit à la justice, affirme João Lourenço

08.09.2020 - mar. : 19'42 - Politique

Luanda - La lutte contre la corruption, qui se déroule actuellement en Angola, est menée avec détermination et impartialité requises, dans le sens de rendre la justice, a affirmé mardi le Chef de l’Etat angolais.

Procédant, à Luanda, à l’ouverture d’une Réunion extraordinaire du Conseil de la République, João Lourenço a rejeté les dires de ses détracteurs, selon lesquels, dans la lutte contre la corruption, les uns étaient “poursuivis” et les autres “protégés”.

Rappelant que cette lutte était l’un des piliers de son mandat, le Président angolais a souligné que les autorités ne reculeraient pas dans le combat contre la corruption et l’impunité.

Les autorités ne céderont pas non plus et tiendront pour responsables les présumés criminels et récupéreront les actifs illicitement acquis en Angola et à l’étranger, a-t-il ajouté.

Le Chef de l’Etat a souligné que la lutte contre la corruption requière  le travail et la patience, d’où il faut laisser les autorités compétentes effectuer leur besogne puis présenter les résultats finals.

“L’Etat n’est pas endormi. Il travaille ardemment là dessus, et nous sommes optimistes que nous allons y aboutir”, a-t-il précisé.

Par ailleurs, parlant des prochaines élections municipales, le Président angolais a dit que les conditions légales n’étaient pas réunies pour qu’elles soient convoquées et tenues.

Reconnaissant néanmoins que l’institution du pouvoir local était consensuelle, João Lourenço a rappelé que la question des Elections municipales avait été abordée, pour la première fois, au cours d’une réunion du Conseil  de la République.

A propos des élections locales, “le travail n’est pas  encore fini”, a souligné João Lourenço, qui est également leader du MPLA, Mouvement populaire de libération de l’Angola, parti au pouvoir.

Enfin, invitant les membres du Conseil de la République à réfléchir sur cette question, le Chef de l’Etat a estimé qu’il n’était pas possible, dans un Etat démocratique et de droit, de tenir des élections sans support légal.