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La famille Neto rejette l'inclusion de feu Président dans le procès sur la corruption en Angola

05.09.2020 - sam. : 19'52 - Politique

Luanda - La veuve et les trois fils d'António Agostinho Neto rejettent toute inclusion du nom de feu premier Président de la République d'Angola dans le procès judiciaire requis contre Carlos Manuel de São Vicente sur la corruption dans le pays.

Citer le nom du père de l’indépendance angolaise dans le procès de lutte contre la corruption qui secoue l’Angola c’est “abusif, calomnieux et hostile”, indique la famille du défunt Chef de l’Etat dans un communiqué émanant de la Fondation “Dr António Agostinho Neto” (FAAN).

La Fondation explique que Neto est décédé en septembre 1979, soit six ans avant le mariage, en 1985, de sa fille ainée avec Carlos Manuel de São Vicente.

Joindre le nom d’Agostinho Neto au procès judiciaire en investigation c’est “absurde”, souligne le communiqué.

“Le Président Agostinho Neto, le MPLA (Parti politique dont il fut le leader) et son Gouvernement n’on jamais pactisé pour la corruption en Angola”.

La présidence de Neto, décente, honnête et transparente, n’a attribué ni commerce, ni concession, ni licence, ni privilège à ses fils”, ajoute le document.

Selon le communiqué, “quelles que soient les circonstances du procès judiciaires en cours “c’est absolument condamnable” évoquer le nom du Président Agostinho Neto.

“Nous ne voulons pas, et nous ne devons pas non plus faire la Justice. Toutefois, nous avons le droit de défendre notre bon nom, la dignité et l’honneur.  Dans notre Fondation, personne n’est conrrompu”, ajoute la famille de Neto à travers le communiqué.

La famille et la FAAN appellent le média, national et international, et les autorités angolaises et helvétiques à s’abstenir d’inclure le nom du Président Agostinho Neto dans des procès judiciaires.

Enfin, exigeant du respect aux droits de la personnalité et à la vie privée et intime, le communiqué souligne que personne ne peut précéder les Tribunaux, et prédire des sentences sans faits, ni preuves, ni rigueur, ni respect au secret de la justice et au silence bancaire.