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Le HCR commence le rapatriement vers la RDC

09.10.2019 - mer. : 19'14 - Politique

Dundo - Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a lancé mercredi le rapatriement volontaire et organisé d'environ 5 000 réfugiés de la République démocratique du Congo (RDC), basés dans le camp de Lóvua, à Lunda Norte depuis mai 2017.

  • Retour des réfugiés vers la RDC

Le départ du premier groupe, composé 221 personnes, a été témoigné par le secrétaire d'État à l'Action sociale, Lúcio do Amaral, et la vice-gouverneure du secteur social, politique et économique de Lunda Norte, Deolinda Vilarinho.

Pour le processus, qui devrait durer deux mois, onze camions sont disponibles, cinq pour le transport de personnes et six pour le fret, en plus de véhicules spéciaux pour les femmes enceintes, les personnes âgées, les enfants et les personnes handicapées.

Une ambulance avec des médicaments et des techniciens de santé, ainsi qu'un nombre considérable de membres du personnel de la police nationale, assure l'assistance médicale et la sécurité des réfugiés jusqu’à la frontière de Nachiry.
Selon le représentant par intérim du HCR en Angola, Wellington Carneiro, deux centres de transit ont été mis en place le long de la frontière pour permettre aux réfugiés de se reposer puis d'être transportés vers leurs zones d'origine en RDC.
Le HCR fournit environ US $ 120 et 20 000 francs congolais pour la réintégration socio-économique de chaque réfugié.
Lors du rapatriement volontaire et spontané, 14 724 personnes sont rentrées en RDC, dont 3 772 hommes, 7 974 enfants et 2 998 femmes sur 18 18 800.
Le rapatriement librement consenti a débuté le 19 août lorsqu'un groupe de réfugiés a décidé unilatéralement de retourner dans son pays d'origine.
Le nombre total de citoyens de la RDC accueillis à l'époque en Angola, notamment dans la province de Lunda Norte, avait atteint 35 000. Sur ce nombre, 23 686 ont été reçus au camp de réfugiés de Lóvua, tandis que les 11 331 restants ont été distribués aux communautés provinciales.
La migration de ces citoyens découle de la violence généralisée provoquée par les tensions politiques et ethniques en République démocratique du Congo (RDC) en mai 2017