Angop - Agência de Notícias Angola Press

Le Bureau du Médiateur en difficultés pour implanter les représentations provinciales

09.10.2019 - mer. : 17'56 - Politique

Huambo - Le Bureau du Médiateur de Justice d'Angola est confronté à des difficultés financières pour mettre en place des bureaux provinciaux, en vue de son expansion sur tout le territoire national et d'élargir son action de défense des droits, des libertés et des garanties des citoyens.

C’est ce qu’a déclaré mercredi, à Huambo, le conseiller du Bureau du Médiateur de Justice, Frederico Batalha, lors d’une rencontre de clarification sur le rôle du médiateur dans la défense des droits, de la liberté et de la garantie des citoyens, avec la société civile de cette région.

À l’occasion, il a indiqué que, outre Luanda, où se trouve le siège du médiateur, seules trois des 18 provinces du pays, notamment Bengo, Cabinda et Cunene, ont dûment des représentations installées et en fonctionnement, dont l’implantation a eu lieu en collaboration avec les gouvernorats locaux.

Selon l'interlocuteur, le manque de représentation dans les autres provinces découle essentiellement de l'insuffisance des ressources financières du Bureau du Médiateur pour assurer le bon fonctionnement des services locaux, tout cela du fait l'autonomie administrative et financière de l'institution inscrite dans sa loi organique n’est pas visible en pratique.

L'absence de ces services locaux, a-t-il dit, a créé une sérieuse gêne pour le fonctionnalisme des organes, considéré aux termes de la Constitution de la République d'Angola comme l'une des institutions essentielles de l'administration de la justice, dans la mesure où ils permettraient une intervention directe avec les institutions concernées dans la défense des droits, libertés et des garanties des citoyens.

Il a expliqué que, sur le plan financier, le Bureau du Médiateur bénéficiait d’une allocation budgétaire constituant une ligne budgétaire de l’Assemblée nationale, ce qui n’autorise aucune dépense relative aux coûts de fonctionnement pour supporter les actions susceptibles de garantir son meilleur fonctionnement.



Toutefois, le responsable a indiqué que tous les efforts étaient déployés pour trouver des solutions afin de remédier à la situation en collaboration avec les autres institutions dotées de pouvoirs de décision en matière budgétaire, et a précisé qu'un projet de loi pourrait être approuvé dans un proche avenir, qui permet à l’institution de disposer d’une allocation budgétaire autonome.

Cependant, il a considéré comme satisfaisant le degré de fonctionnement de l'institution, affirmant que cet orgone cherchait à interagir avec les autres agences intervenant dans l'administration de la justice en quête de solutions aux problèmes posés par les citoyens.


Ainsi, en 2018, 337 plaintes ont été déposées par des citoyens, dont 186 pour violation de leurs droits par les organes impliqués dans l'administration de la justice, 68 pour conflits laborieux, 65 pour droits fonciers et 18 pour violations des pensions par l’Institut national de la sécurité sociale.

Frederico Batalha s’est fait accompagner d'autres membres du Bureau du Médiateur de Justice, qui, ensemble, ont accordé une audience aux citoyens afin de recueillir les questions nécessitant l'intervention du médiateur.

Le Bureau du Médiateur de Justice est une entité publique indépendante chargée de défendre les droits, les libertés et les garanties des citoyens en assurant, par des moyens informels, la justice et la légalité de l'activité de l'administration publique.

Les fonctions de médiateur de justice sont exercées par Ferreira Pinto, élu en décembre 2018 par l'Assemblée nationale en remplacement de Paulo Tjipilica, qui assumait les mêmes fonctions depuis 2006, année de la création de l'institution.