Angop - Agência de Notícias Angola Press

L'Angola défend la nomination d'un Premier ministre en Guinée-Bissau

11.06.2019 - mar. : 19'07 - Politique

Luanda - L'Angola a appelé mardi les autorités de la Guinée-Bissau, en particulier le Président de la République, José Mário Vaz, à travailler de manière constructive, dans le respect des résultats des élections législatives et conformément à la Constitution.

  • Ethiopie: Session du Conseil de paix et sécurité de l'Union Africaine sur la situation en Guinée-Bissau

Dans un message publié par le Conseil de paix et de sécurité à Addis-Abeba, le Gouvernement angolais indique qu’en vertu de la Constitution de la Guinée-Bissau, le Président de la République avait la prérogative de nommer le Premier ministre en fonction des résultats des élections.
C’est dans ce sillage que "la question de l’élection de la Table de l’Assemblée nationale populaire ne peut constituer une justification politiquement acceptable de son report", souligne le représentant permanent de l’Angola auprès de l’Union africaine dans une note.

Selon le document, le peuple bissau-guinéen a tenu le 10 mars de cette année, des élections législatives jugées libres et justes, gagnées par le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC).
Trois mois après, ajoute la note, le Président de la République n'a pas encore nommé le Premier ministre, même après l'installation de l'Assemblée populaire nationale le 18 avril.
L'Angola note avec inquiétude et pour la première fois, des cas répétés d'insubordination de certains membres du gouvernement aux ordres du Premier ministre en exercice, en plus de la vague croissante de contestation publique avec des marches populaires et des manifestations publiques pour ne pas nommer le Premier ministre, avec quelques enregistrements d'incidents et d'affrontements entre les forces populaires et de sécurité.
Le communiqué indique également qu'il existe de fortes indications d'actes liés au trafic de drogue et au crime organisé, avec des probabilités sérieuses et dangereuses de lien avec le terrorisme régional.

Du point de vue de l'Angola, la question de l'élection du Premier ministre et la nécessité de marquer les élections présidentielles, dans les délais impartis, ont placé la Guinée-Bissau à un véritable carrefour politique, dont la gestion pourrait dépendre de son avenir immédiat.
Dans ce contexte délicat et difficile, la Guinée-Bissau aura besoin plus que jamais de l'engagement renouvelé de la communauté internationale d'empêcher que la situation évolue vers des niveaux inquiétants d'instabilité politique et constitutionnelle aux conséquences imprévisibles, ajoute le document.
À cet égard, l’Angola attire l'attention du Conseil de paix et de sécurité à continuer de surveiller la crise politique actuelle et à se déclarer prêt à prendre les mesures nécessaires pour éviter une éventuelle aggravation de la situation en adoptant des mesures punitives contre les personnes ou entités qui continuent de créer des obstacles à la normalisation de la vie constitutionnelle en Guinée-Bissau.
L'Angola, conclut le communiqué, exprime son soutien aux efforts diplomatiques de la CEDEAO, de l'Union africaine, de la CPLP, de l'Union européenne et des Nations unies pour la stabilité politique en Guinée-Bissau.
Il loue et encourage le rôle joué par la CEDEAO pour que le peuple de la Guinée-Bissau puisse parvenir à la concorde politique, renforcer l'unité nationale et défendre le bien commun.
L'analyse de la situation en Guinée-Bissau était à l'ordre du jour de la 855e session du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, à laquelle a participé le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés de ce pays.
 

Accomplissant son troisième mandat (2018/2020 ), l'Angola fait partie du CPS aux côtés du Rwanda, du Congo, de Djibouti, de l'Égypte, de la Guinée équatoriale, du Gabon, du Kenya, du Libéria, du Maroc, du Nigéria, de la Sierra Leone, du Togo, de la Zambie et du Zimbabwe.