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Le plan stratégique contre la corruption donne la priorité aux plaintes

06.12.2018 - jeu. : 18'32 - Politique

Luanda - Le Plan stratégique de prévention et de lutte contre la corruption, présenté ce jeudi à Luanda, prévoit d'intensifier les enquêtes sur les affaires de corruption signalées et les affaires connexes, dans le but de condamner efficacement les auteurs d'infractions.

  • Présidium des Commémorations de la Journée internationale de lutte contre la corruption
  • Coordinateur de l'ONU en Angola, Paolo Balladelli,
  • Député à l'Assemblée nationale, José Catchiungo
  • Ministre d'Etat et chef de la Maison Civile du Président de la République, Frederico Cardoso
  • Participants aux commémorations de la Journée de lutte contre la corruption

Présenté par la directrice nationale de prévention et lutte contre la corruption (DNPCC), Inocência Pinto, dans le cadre des commémorations de la Journée internationale contre la corruption (9 décembre), le plan donne la priorité à la récupération des avoirs détenus par les auteurs de violations afin de récupérer la confiance de la société dans les institutions de l'Etat.

La mise en œuvre de la stratégie quinquennale (à l'horizon 2020) devrait consommer plus de 8 milliards de kwanza, dans le but d'accélérer le processus en cours et la diligence requise pour garantir la condamnation effective des infracteurs.

Bien que reconnaissant le petit nombre de personnel (avec 12 professionnels, dont six magistrats), le Bureau du Procureur Général de la République, à travers la DNPCC, propose, sur le plan, de mobiliser davantage de ressources matérielles et humaines pour mettre en œuvre efficacement les actions anti-corruption.

En ce qui concerne le plan d'action du document, la stratégie propose d'organiser des séminaires, des conférences et des ateliers pour sensibiliser la société aux maux résultant de la corruption et l'encourager à dénoncer des faits dont elle a connaissance.

À l’occasion, le ministre d'État et chef de la Maison Civile du Président de la République, Frederico Cardoso, qui a représenté le Président de la République, João Lourenço, a dit que, pour son programme gouvernemental, l’engagement envers les électeurs et le respect pour ce "peuple" héroïque et généreux ", cet Exécutif marque la fin de cette époque de désengagement.

"Cela met fin à la dilapidation des fonds deniers de l’Etat, au manque de responsabilité en ce qui concerne la gestion des institutions de l'État et au détournement pour des fins personnelles des ressources qui devaient servir aux besoins urgents dans les domaines de la santé, de l'éducation, de l'assainissement de base et autres secteurs où l’action de l'Etat est crucial", a-t-il déclaré.

Cela facilitera et encouragera l'initiative libre et ordonnée des citoyens, des familles et des entreprises, dans la production de biens, dans la fourniture de services, ainsi que dans la création de richesses qui leur assureront le bien-être.

Par ailleurs, le coordonnateur résident des Nations Unies en Angola, Paolo Balladelli, a salué le lancement du Plan stratégique de prévention et de lutte contre la corruption.

Pour lui, avec cette étape, l’Angola s’engage fermement à atteindre les objectifs de développement durable, en particulier ceux liés à la paix, à la justice, à l’état de droit et à des institutions solides.

A son tour, le député de l'UNITA, José Catchiungo, participant à l'événement, est sceptique quant à la lutte contre la corruption, car il comprend que les "protagonistes sont les mêmes que le gouvernement précédent", mais il a néanmoins mis en relief le plan qui mobilise toute la société dans le même but.