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Les importations trimestrielles enregistrent une réduction de 28,5%

20.05.2020 - mer. : 10'24 - Économie

Luanda - L'Angola a importé, au premier trimestre de cette année, 1,3 million de tonnes de produits divers, contre 1,9 million de tonnes importées au quatrième trimestre de 2019, une différence qui représente une réduction de 28,5%, a informé ce mardi le ministre de l'Economie et de la Planification, Sérgio Santos.

  • Port de Luanda, principal porte d'entrée des marchandises en Angola.

Sur les quelque deux milliards de dollars destinés aux importations de janvier à mars de l'année dernière, un quart était destiné aux produits alimentaires, 487 millions de dollars supplémentaires ont été dépensés pour l'importation de machines, d'instruments mécaniques et électriques, notamment de l'industrie de transformation, et le reste des sommes a été dépensé pour l'importation de matériaux de construction, de véhicules et de produits dérivés de minéraux.

Sérgio Santos, qui s'exprimait lors d'une réunion avec les opérateurs économiques du secteur de l'Industrie et du commerce et de l'Agriculture et de la Pêche, a précisé que la baisse des importations avait également causé la réduction de 21% les montants dépensés pour acheter ces produits à l'étranger.

Selon lui, la compétitivité de la production nationale est importante, en particulier à ce stade où le monde connaît des contraintes liées au commerce international et à l'accès aux «commoditis» et autres moyens d'importation.

Malgré les contraintes, dues à la composante change et monétaire, il considère que c'est un signe que les producteurs nationaux disposent désormais de plus d'espace, une mesure qui contribuera à la croissance de la production nationale et au changement de la structure des importations.

Pour Sérgio Santos, la baisse des importations créera un espace de production nationale et une opportunité pour les agents économiques de cesser d'importer des produits finis et de s’engager à l'importation de matières premières pour les industries.

Lors de la réunion, les opérateurs économiques ont présenté des problèmes tels que la hausse des prix des engrais de 10 000 à 20 000 AKZ, ainsi que l'intention d'une plus grande coopération entre les associations et les hommes d'affaires.