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COVID-19: Carlos Cunha appelle à une attention spéciale au secteur informel

29.04.2020 - mer. : 21'07 - Économie

Luanda - Le coordinateur du Groupe technique entrepreneurial (GTE), Carlos Cunha estime impérieux que l'Etat angolais prête « une attention spéciale au secteur informel », dans le cadre des mesures de revitalisation de l?économie nationale.

  • Entrepreneur Carlos Cunha

Invité mardi à une émission de la TPA, chaîne publique de la télévision angolaise, sur l’impact du Covid-19, l’homme d’affaires angolais a souligné que le secteur informel pourrait représenter un poids significatif dans l’économie nationale.

Carlos Cunha a estimé nécessaire que les citoyens qui font les marchés informels puissent eux aussi payer, à court terme, l’impôt à l’Etat.

Toutefois, cette mesure ne doit être adoptée qu’après la création des conditions nécessaires, a-t-il dit, sans néanmoins expliquer comment les autorités devraient rendre possible la collecte d’impôt.

Considérant « très dur »l’impact du nouveau Coronavirus sur l’économie nationale, le coordinateur du Groupe technique entrepreneurial a dit qu’il regardait avec optimisme les mesures prises par le gouvernement angolais pour en mitiger les effets.

L’homme d’affaires a avoué qu’il n’était pas d’accord avec la décision du gouvernement d’arrêter l’activité commerciale, dès l’entrée en vigueur, le 27 mars dernier,  de la première phase de l’Etat d’urgence décrété par l’Etat angolais, dans le but d’empêcher la propagation de la pandémie dans le pays.

En ce moment que le pays commence à reprendre lentement son activité économique et entrepreneuriale, par l’allègement des mesures de restriction, l’homme d’affaires angolais a souligné que devant un scenario pareil, « l’économie devrait être accompagnée d’injection d’argent ».

L’injection éventuelle d’argent servirait à motiver et à dynamiser les marchés », a-t-il souligné.

D’après lui, le gouvernement devrait aborder la question de la crise économique par la subvention financière et non seulement par l’appui à la grande production.

Il s’est dit préoccupé par quelques micros, petites et moyennes entreprises qui cherchaient à renvoyer leurs travailleurs,  à cause de l’interruption de leurs activités.

Enfin, interrogé sur le Programme d’appui au crédit  (PAC) lancé en 2019, il a dit que c’était un « désastre », faute d’injection d’argent au Fonds de garantie au crédit (FGC).

« Nous avons appris que le Gouvernement finançait à nouveau le Fonds. Et de cette façon, je crois qu’il y a des ressources suffisantes pour faire avancer l’économie », a-t-il ajouté, soulignant que le Gouvernement avait quand même la volonté de corriger ces erreurs.