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Le ministre de l'économie veut la BDA au service du secteur productif

13.02.2020 - jeu. : 14'29 - Économie

Luanda - Le ministre de l'Économie et de la Planification, Sérgio Santos, a déclaré qu'il espérait que la Banque de développement d'Angola (BDA) soit au service du secteur productif du pays et suive les stratégies de l'Exécutif.

Sérgio Santos, qui parlait quelques instants après avoir investi le nouveau président du Conseil d'administration (PCA) de cette banque, Henda Inglês, a indiqué que le secteur productif voyait dans le Fonds national de développement (FND) et le rôle de son nouveau gestionnaire une « très grande » importance.

Pour cette raison, le ministère de l'Économie et de la Planification suivra la mise en œuvre du plan stratégique de la BDA et contribuera à son amélioration.

Le ministre se réjouit du fait que la BDA ait réussi dans l'évaluation de la qualité des actifs, réalisée par la Banque nationale d'Angola.

Selon le gouvernant, la banque dispose d'une structure financière «robuste» pour aider le secteur productif national, malgré la nécessité de régulariser les créances douteuses.

Pour Sérgio Santos, le récent changement de la tutelle de la BDA, du ministère des Finances à celle de l'Economie et Planification a donné un autre sens que la banque et le FND qu'elle gère serviront mieux les intérêts du développement économique.

Il a demandé une plus grande collaboration entre les travailleurs et le nouveau responsable de la BDA, pour structurer cette institution financière afin qu’elle soit une banque puissante de développement».

La Banque de développement de l'Angola, qui est depuis 2006, la gestionnaire financière exclusive du FND, est chargée d'administrer et d'appliquer les ressources du Fonds, selon les termes et conditions définis par le Gouvernement.

Les ressources du Fonds national de développement comprennent 5% du revenu total annuel provenant de la fiscalité sur l'activité pétrolière, 2% du revenu total annuel provenant de la fiscalité sur l'activité diamantifère et d'autres ressources de prêts financiers et lignes de crédit captées par le Ministère des Finances et transmises à la BDA.

Dans le cadre du Programme de soutien au crédit (PAC), la BDA dispose de 25 milliards de kwanzas disponibles, qui proviennent du Fonds national de développement (FND).

La banque dispose encore de 356 milliards de kwanzas sur la ligne de crédit de la Deutsche Bank pour financer des projets dans les secteurs de l'agriculture, de l'élevage, du commerce, des services et de l'industrie.

Affiner le BDA

Le nouveau gestionnaire, Henda Inglês, estime avoir trouvé une banque avec un parcours très bien fait en termes d'organisation interne et qui doit maintenant être «affinée» pour répondre aux exigences de l'Exécutif en termes de matérialisation du Plan de développement national.

Selon lui, la banque doit rationaliser certains mécanismes internes en matière de traitement des crédits, afin de correspondre aux attentes des hommes d'affaires.

«Je pense que nous avons encore une culture très institutionnelle et nous devons changer cela dans un court laps de temps, afin que nous puissions être plus agiles», a-t-il reconnu.

La conformité et le soutien à la mise en œuvre du Programme de soutien au crédit (PAC) est l'un des axes de la nouvelle administration.

Quant aux créances douteuses, il a dit qu’elles ne s’arrêteront pas tant que la situation ne sera pas régularisée, avec la possibilité de recourir aux institutions judiciaires.